© Théâtre de Nîmes

Spectacles de danseNîmes - Gard

Hommage à José Galván

Spectacle de danse dans le cadre du Festival Flamenco.

Los Galvanes, danseurs sorciers...
José Galván, Eugenia de los Reyes, Israel Galván, Pastora Galván danse
David Lagos, José Valencia, Javier Rivera chant
Alfredo Lagos, Rafael Rodriguez, Pedro Sierra guitare

Réunie pour la première fois sur une même scène, la famille Galván oscille avec éclat entre tradition et avantgarde. Sang flamenco...

José Galván, le père, se consacre surtout à des stages qu’il donne dans le monde entier, Eugenia de los Reyes, son épouse, n’a plus dansé en public depuis longtemps, Israel, leur aîné, enchaîne les tournées triomphales et Pastora, la plus jeune, a franchi un nouveau cap en 2006 avec La Francesa, imaginé pour elle par son frère Israel. Tourbillons de la vie. Maelström artistique d’une des grandes dynasties de la danse flamenca. Différences de générations ? Respect des uns pour les autres et vice-versa ? Calendriers irréconciliables ? Le fait est là : ils n’ont jamais dansé ensemble, ils ne se sont jamais produits en public sous l’oriflamme familiale et c’est Nîmes qui ose cette rencontre au sommet. Passionnant défi. José Galván avait déjà enflammé le Théâtre nîmois l’an dernier, éblouissant de classe et de générosité, lors de la soirée en hommage à Pepe Linares. Et Israel Galván avait sidéré le public nîmois en 2006 avec la modernité éclatante d’Edad de Oro, spectacle salué dans le monde entier et vraie consécration d’Israel l’avant-gardiste. Père et fils ont donc ici marqué les esprits, mais sans que rien puisse les rapprocher, ni dans l’apparence physique, moins encore dans le registre ou le style artistique.

José Galván, flamenco sévillan pur sucre, a démarré une carrière précoce et connu le « Cortijo del Guajiro », tablao prestigieux des années soixante. En 1966, il rencontre la danseuse Eugenia de los Reyes qui devient son épouse et sa partenaire. C’est l’époque du boom touristique où les flamencos passent de tablaos en hôtels de la Costa del Sol avec, de temps à autre, une tournée jusqu’aux USA ou même un détour mémorable à Guantanamo, la base américaine de Cuba. Epoque à la fois picaresque et rude, école colorée et très exigeante. En 1977, le couple d’artistes se reconvertit dans l’enseignement et ouvre une des premières académies de danse de Séville, d’ores et déjà lieu historique. José crée et dirige sa propre compagnie, et des dizaines de grands noms du baile (de Carmen Vargas à La Toromba, de Juana Amaya à Isabel Lopez, de Rafael Campallo à Pepe Ruiz) ont esquissé leurs premiers gestes dans la célèbre académie du quartier de San José Obrero. José et Eugenia sont donc des passeurs, de grands danseurs modestes qui ont consacré leur vie à entretenir et transmettre la flamme du flamenco.

Forcément, leurs enfants ne pouvaient y échapper. Et si Israel a choisi d’aller au bout de ses désirs de modernité avec une audace, une créativité, un goût du risque sans limites, cela ne doit bien sûr strictement rien au hasard. Il a hérité de la tradition pure et crue de ses parents, s’est imprégné dès l’enfance d’une manière simple et forte de vivre le flamenco et, à l’image d’un Picasso formé à l’ancienne par un père professeur aux beaux-arts de Malaga, c’est bien cette possession innée des canons traditionnels du baile qui lui permet aujourd’hui de les détourner, de les réinventer, de les transcender.

Au Théâtre de Nîmes à 21h. Tarifs de 16 € à 32 €.

Renseignements :

Théâtre de Nîmes
BP 463
30007 Nîmes Cedex
Tel : 04 66 36 65 00
Fax : 04 66 36 65 05

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